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Chicoutimi, le 23 octobre 2004 Mobilisation pour la forêt Cyriac Forte de ses 2500 membres à travers le Québec, l’Action boréale est ici aujourd’hui pour soutenir ses membres du Saguenay et du Lac-Saint-Jean qui se mobilisent pour protéger la foret Cyriac et demander un moratoire sur toute activité industrielle forestière sur ce territoire de 50 km2, à proximité de Jonquière et de Chicoutimi, où on retrouve un des derniers peuplements de bouleaux jaunes plus que centenaires. Depuis sa création, l’Action boréale travaille à l’identification de forêts peu ou pas perturbées, près des populations, susceptibles de devenir des aires protégées soustraites aux coupes forestières. La forêt Cyriac est un de ces sites exceptionnels par la valeur de son écosystème et son accessibilité. L’Action boréale remet aussi en question l’ensemble du régime forestier québécois à cause de sa gestion étatique déficiente, de la mainmise absolue des grandes compagnies sur la ressource et de leurs méthodes non civilisées d’aborder la foresterie. Jusqu’à maintenant, dans toutes les discussions sur la forêt Cyriac tenues avec des fonctionnaires du ministère des Ressources naturelles ou des intervenants de la compagnie forestière impliquée dans ce secteur, Multiforêt, on nous assène comme argument massue le respect de la loi. Or, la manière dont le dossier de la forêt Cyriac a été mené montre précisément que cette loi sur la forêt québécoise est non seulement désuète mais qu’elle ne favorise aucunement l’aspect environnemental et humain de microsystèmes en voie de disparition. Exit la beauté. Dépensée d’un coup, la grande valeur économique de cette forêt – champignons, plantes médicinales, faune, potentiel récréotouristique – beaucoup plus rapidement renouvelable que , la . L’acharnement de l’industrie sur ce petit territoire reflète bien la voracité démesurée des compagnies forestières, recherchant uniquement leur intérêt économique au détriment de la population et des travailleurs qui devraient être les premiers bénéficiaires des retombées de leur travail. « Il y a une manière intelligente de faire de la foresterie, cette intelligence-là existe. Il s’agit de créer les conditions pour qu’elle puisse fleurir. » Richard Desjardins Quand un feu se déclare, il arrive que celui qui conduit le camion de pompier emprunte un one way en sens contraire. Urgence. Question de gros bon sens. La police ne lui émet pas de ticket. Il y a urgence pour préserver l’intégrité des écosystèmes de la forêt Cyriac. Les ministres concernés peuvent et doivent faire respecter notre demande de moratoire sur toute activité forestière sur ce territoire jusqu’à ce que notre proposition d’aire protégée ait été analysée. Le Québec sans ses forêts, c’est le Mexique à 40 sous zéro. Et watch out lors du prochain déluge, on va ressembler à Haïti. - 30 - COMMUNIQUÉ Aujourd’hui, la forêt Cyriac, située à 20 kilomètres au sud de la ville de Saguenay, a de nouveaux habitants. Un groupe s’y installe pour tenter pacifiquement d’empêcher la compagnie Multiforêt d’y effectuer des coupes. Nous avons recueilli depuis la mi-septembre 2000 signatures en faisant circuler une pétition demandant que cette forêt devienne une aire protégée et avons également reçu l’appui de groupes et d’individus de partout à travers le Québec. Cette année, Multiforêt doit y couper 5000 mètres cubes de bouleaux, quantité que, selon le ministère des Ressources naturelles, elle ne peut aller chercher ailleurs parmi l’inventaire de 900 000 mètres cubes de cette essence recensé au Saguenay – Lac-Saint-Jean. Aujourd’hui, le quotidien régional titre en gros caractères qu’une crise sans précédent pourrait découler de la réduction des droits forestiers de coupe. Autre titre : Avenir de la forêt, le moment de signer un « pacte social » vient d’arriver. Les « ultra écologistes » (sic) et les aires protégées n’ont pas la cote. Aujourd’hui, des citoyens et des citoyennes du Saguenay – Lac-Saint-Jean affirment haut et fort qu’ils n’ont pas à payer les pots cassés pour le gestion déficiente du régime forestier québécois. Nous réclamons un moratoire sur toute activité forestière commerciale sur les 50 kilomètres carrés de la forêt Cyriac et pour les bouleaux jaunes plusieurs fois centenaires qu’elle abrite, dont certains avaient déjà 150 ans lors de l’arrivée des premiers Blancs dans la région. Aujourd’hui plus que jamais nous sommes d’accord avec Richard Desjardins lorsqu’il dit qu’il y a une manière intelligente de faire de la foresterie, que cette intelligence-là existe et qu’il s’agit de créer les conditions pour qu’elle puisse fleurir.- 30 - Informations : Louise Gravel (418) 673-3779 / La forêt Cyriac, Saguenay, 12e jour d’occupation Notre lutte pour empêcher les coupes commerciales dans un secteur que nous avons proposé comme aire protégée se poursuit. Malgré l’hiver qui s’est installé dans notre contrée nordique, les irréductibles de la forêt Cyriac occupent toujours le camp de base mais ont troqué les bottes de marche contre des mocassins et des raquettes. Le chemin forestier menant au campement n'étant pas toujours déblayé, nous conseillons fortement aux visiteurs de bien se chausser, une petite marche dans cette magnifique forêt enneigée est excellente pour la santé. Petite mise au point sur ceux qui mènent la lutte pour la sauvegarde de la forêt Cyriac Dans la grande majorité des médias, on m’a accolé l’étiquette de " porte-parole de l’Association boréale d’Abitibi-Témiscamingue "(sic). Et certains journalistes sont même allés jusqu’à inventer une section régionale de l’ABAT. Je suis la principale intervenante auprès des médias en ce qui concerne la lutte citoyenne pour la sauvegarde de la forêt Cyriac. Je suis également membre de l’Action boréale de l’Abitibi-Témiscamingue (ABAT), comme plus d’une centaine de personnes du Saguenay — Lac-Saint-Jean. Certains membres régionaux de l’ABAT participent à cette lutte, mais c’est loin d’être un pré-requis pour s’y impliquer. La lutte citoyenne pour la sauvegarde de la forêt Cyriac est une lutte régionale, impliquant des intervenants régionaux. Nous avons reçu l’appui ponctuel de l’ABAT dans cette lutte et nous savons qu’en cas de besoin, nous pouvons compter sur l’aide des membres de son conseil d’administration, les seuls porte-parole de l’ABAT. Sylvestres salutations, et nous vous invitons à visiter notre site Web à l’adresse suivante : www.cybernaute.com/foretcyriac/ Vous aurez ainsi des nouvelles quotidiennes des habitants de la forêt Cyriac. Louise Gravel, porte-parole de la lutte citoyenne pour la sauvegarde de la forêt Cyriac - 30 - Information : Louise Gravel (418) 673-3779 / courriel : jeudigravel@cybernaute.com Région du Saguenay, le 15 novembre 2004 Communiqué – Pour diffusion immédiate
La désobéissance
civile pacifique comme ultime arme Nous tenons à réaffirmer notre opposition à toute intervention forestière commerciale dans le secteur de la forêt Cyriac que nous avons proposé au statut d'aire protégée, et ce jusqu'à ce que notre demande ait été analysée par la Direction du patrimoine écologique et du développement durable, du ministère de l'Environnement.. À la lumière des récentes discussions avec les parties concernées (le ministère des Ressources naturelles et Plani Forêt, responsable des plans de coupes dans ce secteur), il est apparu que la proposition de faire des coupes alternatives ou jardinatoires, à la condition que nous nous retirions de la forêt, n'aurait de toutes façons pas été réalisée, les secteurs de coupe ne "semblant" pas se prêter à ce type de "foresterie alternative". Nous avons également appris que Plani Forêt n'avait prescrit aucune coupe jardinatoire dans les nombreux plans de coupe que cette compagnie a établis au cours de la dernière année. Cette semaine, la machinerie doit commencer les travaux pour se frayer une autoroute au cœur de la forêt jusqu'aux secteurs voués aux CPRS et aux coupes en mosaïques, prescrites dans les plans initiaux. Cette semaine, nous allons tenter pacifiquement d'empêcher toute intrusion de machinerie forestière dans la forêt Cyriac. Dans un récent sondage effectué par Statistiques Canada, il ressort qu'au Québec l'environnement est la préoccupation majeure de 81 % de la population, avant même la santé et l'éducation. Il apparaît également que de forts pourcentages de la population n'ont aucune confiance face aux compagnies forestières, ni aux politiciens. Le groupe des occupants de la forêt Cyriac est la vivante illustration de ces statistiques. Nous sommes des citoyens et des citoyennes qui, appuyés par une part sans cesse grandissante de la population, réclamons que notre désir de préserver l'intégralité de la forêt Cyriac dans son état actuel soit respecté. Nous croyons fermement que ce territoire situé aux portes de nos grands centres urbains a pour l'ensemble de notre collectivité une valeur infiniment plus durable et renouvelable que quelques piles de planches. Nous invitons toutes les autres "statistiques vivantes" à venir joindre leur voix aux nôtres, aux aurores de cette semaine cruciale, afin de résonner haut et fort contre les tympans obstrués de nos interlocuteurs et de mettre fin au dialogue de sourds qui semble se perpétuer depuis le début de notre lutte. - 30 - Source : Louise Gravel, porte-parole de la lutte citoyenne pour la sauvegarde de la forêt Cyriac (418) 673-3779 / courriel : jeudigravel@cybernaute.com
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